Marion Bonavita, artiste peintre née en 1988 à Pertuis, a grandi au cœur de la Lozère. À l’âge adulte, elle choisit de revenir en Corse.

C’est en 2013 qu’elle se révèle une passion spontanée pour l’art abstrait. Autodidacte, Marion explore la peinture avec liberté, laissant son intuition guider chacun de ses gestes. Imprégnée par l’environnement qui l’entoure et portée par l’intensité de ses émotions, elle crée des œuvres sensorielles, vibrantes, où couleurs et textures deviennent les reflets de son univers intérieur.

 » Lorsque j’ai entrepris la création d’Interstellar, ma première pensée fut de me libérer de toute contrainte, de ne pas juger mon travail et de laisser mes gestes s’exprimer librement. J’ai créé une atmosphère propice à la création en diffusant ma musique favorite, du métal alternatif, et en allumant un encens et une bougie, comme à mon habitude. J’ai ensuite enfilé ma blouse déjà maculée de peinture. J’ai choisi le premier tube qui m’a interpellée, du bleu, une couleur que j’utilise fréquemment, et j’ai commencé à enduire la toile étendue au sol avec mes mains. À partir de ce moment, seule la toile existait face à moi. Comme à chaque fois, je suis prise d’une frénésie créative et je ne m’arrête que lorsque le sentiment d’accomplissement m’envahit. « 

 » Monde intérieur représente pour moi le reflet de notre propre intériorité. Il s’agit de la part d’ombre qui réside en chacun de nous. Cependant, chaque œuvre de cette série est imprégnée de lumière, transmettant le message que, quelle que soit l’obscurité, la lumière est toujours présente quelque part. Sur les toiles, des insectes sont délibérément esquissés, symbolisant à la fois la vie en nous mais de façon intrinsèque aussi la mort. «